Cher(e) ami(e) de la Santé,

On a passé un nouveau cap dans la folie autour de l’hydroxychloroquine.

Non seulement l’Agence du Médicament vient de refuser d’accorder une « recommandation temporaire d’utilisation » (RTU) à ce médicament…

…mais Sanofi, le laboratoire qui fabrique ce médicament en France, refuse désormais de livrer l’IHU de Marseille !

Même les patients soignés à l’IHU risquent désormais de ne pas pouvoir être traités par le protocole Raoult !

Et au même moment, le remdésivir de Gilead, un médicament inefficace et toxique, est en train d’être distribué dans les hôpitaux français !

Trop c’est trop : face à cette corruption grave, le Pr Raoult a décidé :

  • D’attaquer en Justice la décision de refus de la RTU pour l’hydroxychloroquine ;
  • Et de porter plainte au pénal pour « mise en danger de la vie d’autrui».

Son avocat, Me Di Vizio, a parfaitement résumé la situation :

« On est dans un scandale sanitaire : les institutions de l’État poussent le Remdésivir et critiquent la chloroquine, pendant que les études préliminaires étaient prometteuses.

C’est une différence de traitement qui mérite d’être explorée dans le cadre d’une enquête, et au plus vite. Plutôt que de confiner et reconfiner, un traitement contre le covid-19 est la seule voie sérieuse qui reste à la France.

Celui-ci existe, et il appartiendra au juge pénal de connaître des raisons pour lesquelles l’État refuse de le promouvoir, à coups de mensonges énormes, au détriment de la santé des patients. »[1]

Espérons que la Justice fera son travail.

Car avec l’accumulation de preuves scientifiques, il est plus que jamais invraisemblable d’empêcher la prescription de l’hydroxychloroquine contre la Covid :

L’hydroxychloroquine marche : les preuves scientifiques sont indiscutables

Si vous aviez encore un doute sur l’efficacité du protocole Raoult, lisez bien ce qui suit (sinon vous pouvez passer à la section suivante).

A ce jour, 134 études ont été réalisées sur ce médicament, et l’immense majorité de ces études concluent à son efficacité contre la Covid.

Ce sont des études publiées dans le monde entier, par des dizaines d’équipes de recherche différentes.

Si l’hydroxychloroquine était inefficace, un tel résultat global serait impossible (la probabilité que cela se produise a été calculée à 1 sur 1 milliards[2]).

Qu’en est-il, malgré tout, des études négatives ?

Eh bien elles ont toutes un point commun : les patients ont reçu le médicament tardivement, quand leur état était déjà très dégradé.

Quand l’hydroxychloroquine a été donnée suffisamment tôt, comme le recommande le Pr Raoult, 100 % des études sont favorables à l’hydroxychloroquine !

Je répète : quand le traitement est donné de façon précoce, toutes les études réalisées concluent à une relative efficacité de l’hydroxychloroquine.

C’est le cas aussi parmi les études randomisées, donc de meilleure qualité.

Certes, prises séparément, la plupart des études randomisées ne comptent pas assez de patients pour pouvoir conclure avec certitude (elles ne sont pas significatives statistiquement).

Mais, significatives ou non, elles sont toutes positives ou neutres, ce qui, là encore, serait impossible si l’hydroxychoroquine était inefficace.

Si vous lisez l’anglais, tout ceci est parfaitement expliqué sur le site : https://hcqmeta.com/

Et pourtant, malgré toutes ces études scientifiques positives, on veut empêcher le Pr Raoult de donner ce médicament aux patients !

C’est déjà un immense scandale sanitaire en soi.

Mais le scandale est encore plus criant quand on regarde ce qui se passe avec le médicament concurrent de Gilead :

Dans le même temps, on déroule le tapis rouge au remdésivir de Gilead, un traitement inefficace et toxique à 2 000 euros !

Depuis mars dernier, je suis sidéré par la différence de traitement entre l’hydroxchloroquine, vieux médicament à 5 euros, et le remdésivir, nouvelle molécule à 2 000 euros.

« Depuis le début on veut nous faire bouffer du remdésivir, alors qu’on sait depuis le début que ça ne marche pas et que c’est toxique », a dénoncé le Pr Raoult sur LCI[3].

Et en effet, c’est exactement ce qui s’est passé.

On sait depuis le début que ce médicament est toxique pour les reins et le foie – cela avait été montré quand on avait testé le remdésivir contre Ebola.

Au mois de juin, une étude française en avait donné d’ailleurs une confirmation spectaculaire[4].

Sur 5 patients gravement malades de la Covid qui avaient reçu ce médicament à l’hôpital Bichat :

  • 2 patients ont eu une insuffisance rénale grave, à tel point qu’ils ont dû être placés sous dialyse ;
  • 2 autres patients ont dû arrêter le traitement car l’état de leur foie était en train de se dégrader rapidement.

Puis, en août dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé l’a confirmé : les patients sous remdésivir avaient un nombre élevé de problèmes aux reins et au foie, par rapport à ceux qui recevaient un autre médicament[5].

C’est particulièrement inquiétant, quand on sait que la Covid-19 peut créer de graves dégâts aux reins et au foie.

Mais le plus fou, c’est que ce médicament potentiellement toxique est aussi totalement inefficace !

De fait, la première grande étude randomisée, réalisée par les Chinois et publiée dans The Lancet fin avril, a conclu à une inefficacité totale contre la Covid-19[6].

La seconde grande étude randomisée, réalisée par les Américains et publiée dans le New England Journal of Medicine en mai dernier, a également conclu à l’inefficacité de ce médicament sur la mortalité[7].

Avec ces deux grandes études, la messe était dite pour le remdésivir.

Même la Pr Karine Lacombe, pourtant en lien d’intérêts avec Gilead, l’avait reconnu le 25 juin dernier, devant la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée Nationale :

« A ce jour les données publiées ne montrent pas d’effet du remdésivir sur la mortalité. »[8]

Autrement dit, le remdésivir ne sauve pas de vies… et c’était prévisible depuis le début !

Car le remdésivir est un anti-viral, et les anti-viraux ne fonctionnent que lorsqu’ils sont donnés très tôt, dès le début de l’infection.

« Nous le savons depuis la grippe : le Tamiflu, mis au point par Gilead, n’est efficace que pendant les deux premiers jours », avait rappelé le Pr Raoult devant la même commission d’enquête[9].

Or le remdésivir est un médicament qui ne peut être donné qu’à l’hôpital… donc trop tard !

Mais malgré cette accumulation d’éléments défavorables, savez-vous ce qui s’est produit ?

Le 3 juillet dernier, le remdésivir a obtenu une autorisation de mise sur le marché de la part de l’Union européenne.

Et quelques jours après, la France a donné une « autorisation temporaire d’utilisation » (ATU) à ce médicament, face à la Covid.

C’est franchement invraisemblable.

Car il y avait alors une seule donnée favorable au remdésivir, publiée dans l’étude américaine : le remdésivir semblait réduire légèrement la durée d’hospitalisation des patients.

En réalité, si on regardait bien, on pouvait voir que ce résultat positif avait été obtenu par des « bidouillages » statistiques[10].

En septembre, la Haute Autorité de Santé a confirmé les énormes doutes sur ce médicament, avec cette conclusion : « aucun bénéfice clinique (…) et des incertitudes sur l’efficacité et la tolérance. »[11]

Toujours en septembre, le Pr Lina, membre du Conseil scientifique, a eu beaucoup de mal à justifier l’autorisation du remdésivir :

« Nous sommes dans un contexte de pénurie de traitement. C’est du fait de ce contexte que l’Agence européenne du médicament a donné une autorisation provisoire même en l’absence de données robustes d’efficacité, pour éviter les pertes de chances. »[12]

Mais ce « contexte de pénurie » n’était-il pas une bonne raison de donner une autorisation temporaire à l’hydroxychloroquine dès l’été dernier ??

Comment justifier ce « deux poids, deux mesures » ?

C’était d’autant plus invraisemblable que, selon une revue d’études publiée en juillet dans le British Medical Journal, l’hydroxychloroquine avait plus d’efficacité que le remdésivir sur la vitesse de rétablissement…. qui a pourtant été le critère déterminant pour autoriser le remdésivir ![13]

Bref, ces décisions de l’été étaient invraisemblables.

Mais ce qui s’est passé à l’automne est encore plus fou :

En octobre, l’inefficacité du remdésivir est désormais CERTAINE, mais l’Union européenne en achète pour 1 milliard d’euros !!

Le 8 octobre dernier, la Commission européenne a signé un contrat avec Gilead pour l’achat de 500 000 doses de remdésivir[14] !!

500 000 doses à 2070 euros le traitement, cela fait un contrat à plus d’1 milliard d’euros !

Tout cet argent, pour un médicament inefficace contre la Covid-19, et toxique pour le foie et les reins !

Et le plus fou, c’est que le 8 octobre, l’Organisation Mondiale de la Santé avait déjà finalisé son grand essai clinique Solidarity

…et produit des résultats prouvant définitivement l’inefficacité TOTALE du remdésivir !

Dans cette étude, le médicament n’a aucun impact sur la mortalité, aucun impact sur la durée d’hospitalisation, aucun impact sur la charge virale.

Bref, zéro efficacité.

Ces résultats ne font plus aucun doute, car l’essai Solidarity a été conduit sur près de 12 000 patients, dans 500 centres hospitaliers de plus d’une trentaine de pays.

Et pourtant, le 8 octobre, la commission réserve pour 1 milliard d’euros de remdésivir.

Certes, l’OMS n’a rendu public ses résultats que le 15 octobre, donc une semaine après.

Mais ces conclusions avaient déjà été communiqués à Gilead le 23 septembre… et Gilead n’a rien dit à la Commission européenne !

Et de toute façon, la Commission européenne aurait dû contacter l’OMS avant de signer le contrat à 1 milliard d’euros[15], car tout le monde savait qu’il y avait une grande étude en cours !

Des voix scientifiques se sont élevées contre ce scandale. Marie-Paul Kiney, directrice de recherche au CNRS, a parlé d’un « énorme gaspillage » pour les pays de l’Union européenne[16].

Mais personne à Bruxelles n’a dénoncé ce scandale et surtout dénoncé ce contrat obtenu par fraude !

Pourquoi ? Comment est-ce possible ?

La réponse nous a été donnée il y a déjà plusieurs années, par le journal Le Monde :

« Un rapport pointe l’influence excessive du secteur pharmaceutique à Bruxelles.

Les laboratoires dépensent 40 millions d’euros par an, au bas mot, pour bénéficier d’un « accès presque systématique aux décideurs de la Commission », relève Corporate Europe Observatory dans un rapport, publié mercredi 2 septembre ».[17]

Et on a exactement le même problème de corruption en France.

Comment expliquer, sinon, que la Direction générale de la Santé en France ait écrit à tous les hôpitaux pour leur dire que, grâce à l’Union européenne, il y avait des stocks gratuits de remdésivir à écouler[18] !

Cela signifie que, fin octobre, nos autorités ne voyaient aucun inconvénient à injecter à des patients malades de la Covid-19 un médicament inefficace et probablement toxique !

Sur CNews, le Pr Parola, bras droit de Didier Raoult à l’IHU, n’en revenait pas :

« Le remdésivir vient d’être livré dans les hôpitaux, c’est un médicament qu’il nous est recommandé d’utiliser parce qu’il est gratuit alors qu’on sait qu’il ne marche pas et qu’il est toxique pour le rein. »[19]

Et je répète, cette situation est encore plus sidérante quand on compare avec l’hydroxychloroquine :

Au même moment, l’Agence du Médicament refuse catégoriquement l’hydroxychloroquine, efficace et sans danger !

Comme je vous l’ai dit, le 23 octobre, l’Agence du Médicament a refusé d’accorder à l’hydroxychloroquine une « recommandation temporaire d’utilisation » contre la Covid.

Et c’est grave, très grave.

Car une « recommandation temporaire d’utilisation » (RTU) est relativement facile à obtenir.

Beaucoup plus facile à obtenir, en tout cas, qu’une « autorisation temporaire d’utilisation » (ATU)… qui avait été accordé en juillet au remdésivir, pourtant inefficace et toxique !

Pour obtenir une RTU, il suffit de montrer qu’il y a une efficacité potentielle, et pas de risque majeur.

Alors que pour obtenir une ATU, il faut clairement montrer un rapport bénéfice-risque positif.

Vous voyez qu’on marche sur la tête.

L’Agence du Médicament refuse au Pr Raoult une RTU pour l’hydroxychloroquine, un médicament efficace et très sûr, avec 50 ans de recul sur son utilisation…

…Alors qu’elle a accordé une ATU, plus difficile à obtenir, au remdésivir, une molécule nouvelle, potentiellement toxique et manifestement inefficace !

Comment ne pas voir la main de Gilead et la pression de l’industrie pharmaceutique dans des décisions aussi absurdes et contradictoires ???

« Deux poids, deux mesures », a dénoncé le Pr Raoult sur Twitter : « Dominique Martin, directeur de l’ANSM, refuse toute RTU pour l’hydroxychloroquine mais autorise l’envoi de mails promotionnels par Gilead pour le remdésivir, et en organise la distribution gratuite. »

Et ne croyez pas que le Pr Raoult est isolé.

L’ancien directeur de l’Agence du Médicament, le Pr Dominique Maraninchi, est du même avis.

A propos de l’hydroxychloroquine, il a dit au Pr Raoult : « Écoute Didier il faut absolument que tu demandes une RTU parce que honnêtement je l’ai inventée pour ça »[20].

Mais cette RTU a été refusée par le pouvoir actuel, au mépris des preuves scientifiques.

C’en était trop pour le Pr Raoult, qui a décidé de porter l’affaire en Justice.

Comme je le disais au début de cette lettre, il a décidé de contester le refus de la RTU sur l’hydroxychloroquine et de porter plainte au pénal pour « mise en danger de la vie d’autrui ».

Oui, il s’agit bien de mise en danger de la vie d’autrui.

L’hydroxychloroquine n’est pas un médicament miracle, mais il réduit d’au minimum 20 % les symptômes, les risques d’hospitalisation et la mortalité liée à la Covid.

Sur 35 000 morts, cela fait au moins 7 000 morts au minimum qui auraient pu être sauvés.

Pour moi, interdire ce médicament est pire que de la mise en danger, c’est presque de la complicité d’homicide.

Et c’est d’autant plus grave qu’on autorise, dans le même temps, la distribution du remdésivir dans les hôpitaux français.

Conclusion de l’avocat du Pr Raoult :

« Le remdesivir est un produit dangereux et inefficace, c’est notoire. Le juge pénal interviendra pour savoir s’il n’y a pas quelques accointances de membres de l’ANSM avec des gens du laboratoire Gilead [qui commercialise le remdésivir, NDLR] »[21].

Bienvenue dans le monde de Big Pharma.

Car savez-vous qui se frotte les mains, dans tout ça ?

Gilead.

Les résultats financiers sont tombés : le remdésivir lui a rapporté 900 millions de dollars au troisième trimestre 2020 !

Grâce à ce médicament inefficace, Gilead a même dégagé un bénéfice net de 360 millions de dollars en 3 mois[22] !

Largement de quoi continuer à « alimenter » les experts du monde entier.

Bonne santé,

Xavier Bazin

Santé Corps Esprit - la lettre